Livreur Amazon : 7 conseils pour gagner du temps pendant sa tournée
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Une tournée se joue rarement sur un seul gros imprévu. Elle se joue plutôt sur une succession de petits moments : un colis qu’on ne retrouve pas tout de suite dans le véhicule, une place introuvable, une entrée d’immeuble qu’on cherche, un destinataire absent. Pris un par un, ces moments paraissent anodins. Mis bout à bout sur une journée, ils font souvent la différence entre une tournée maîtrisée et une fin de journée sous pression.
Que vous livriez des colis Amazon pour une entreprise de livraison partenaire (DSP) ou pour un autre transporteur, ces situations se ressemblent. Voici sept conseils concrets pour limiter ces pertes de temps, sans jamais rogner sur la sécurité ni sur les consignes de votre employeur.

1. Bien organiser ses colis avant le départ
Le temps gagné au chargement se récupère à chaque arrêt. Un véhicule rangé dans l’ordre de la tournée évite de fouiller l’arrière à chaque livraison, colis après colis.
- Chargez en tenant compte de l’ordre des arrêts, pour que les premiers colis à livrer soient les plus accessibles.
- Regroupez les petits colis par rue ou par secteur, dans des bacs ou des sacs si votre entreprise en fournit.
- Repérez dès le départ les colis particuliers : volumineux, fragiles ou à remettre en main propre.
- Vérifiez que tout ce qui est prévu est bien chargé avant de quitter le dépôt, plutôt que de le découvrir au milieu de la tournée.
Au dépôt, la pression pousse souvent à partir vite. Pourtant, ces quelques instants de rangement évitent bien des recherches dans la journée.
2. Anticiper les difficultés de stationnement
Dans certains quartiers, trouver où s’arrêter prend plus de temps que la livraison elle-même. L’anticipation fait la différence.
Avant d’arriver dans une rue, regardez les prochains arrêts. S’ils sont proches les uns des autres, mieux vaut souvent s’arrêter une seule fois et enchaîner plusieurs livraisons à pied, plutôt que de redémarrer à chaque adresse. Repérez aussi les aires de livraison, et retenez les rues qui posent régulièrement problème : jour de marché, travaux, voies étroites, zones piétonnes à horaires.
Le stationnement reste encadré par le Code de la route et par la signalisation locale. S’arrêter en double file, sur un trottoir ou sur une piste cyclable peut donner l’impression de gagner du temps, mais expose à une amende, gêne les autres usagers et peut créer un danger. Une place un peu plus loin, mais autorisée, reste le meilleur choix.
3. Identifier rapidement les bonnes entrées d’immeubles
Une fois garé, il faut encore trouver par où entrer. Grandes résidences, numéros bis ou ter, immeubles qui donnent sur deux rues, entrées au fond d’une cour : les pièges sont connus, et quelques réflexes aident à les déjouer.
- Lisez les informations de livraison avant de descendre du véhicule, pas devant la porte.
- Observez la numérotation de la rue et les plans de résidence affichés à l’entrée.
- Repérez les lettres ou numéros de bâtiment, souvent indiqués au-dessus des halls.
- Pensez aux accès secondaires : entrée par une rue parallèle, portail, passage piéton.
Si l’accès reste flou, ne forcez rien : suivez la procédure prévue par votre employeur plutôt que de tenter un passage qui ne vous a pas été indiqué. Le cas des codes absents ou incorrects mérite à lui seul un article : nous l’avons détaillé dans Code d’immeuble introuvable pendant une livraison : comment éviter de perdre du temps ?
4. Conserver et retrouver les informations utiles sur les adresses
Bien souvent, l’information qui aurait fait gagner du temps existe déjà : le livreur passé la veille savait où se trouvait la bonne entrée. Le problème, c’est qu’elle n’est pas toujours conservée au bon endroit.
Les instructions laissées par le client et votre application professionnelle restent la référence. Pour le reste, évitez les méthodes fragiles : papiers qui se perdent dans la cabine, notes éparpillées dans le téléphone, messages dans des groupes où circulent des personnes extérieures à la livraison.
Les informations d’accès sont sensibles. Un code ou l’emplacement d’une clé n’a rien à faire sur un papier visible dans le véhicule ni sur un réseau social : il doit rester entre professionnels et ne servir qu’à livrer.
C’est l’objet de SOS Livreur, un outil destiné aux livreurs professionnels : chaque adresse peut avoir sa fiche, qui rassemble les informations constatées sur place, bâtiment par bâtiment. Les dernières fiches consultées restent lisibles hors connexion pendant 24 heures, pratique dans un sous-sol ou un hall mal couvert.
5. Gérer efficacement les livraisons impossibles
Destinataire absent, accès bloqué, adresse incomplète : certaines livraisons n’aboutiront pas. L’enjeu est alors de ne pas y perdre plus de temps que nécessaire, tout en respectant la procédure.
Suivre la procédure de votre employeur
Chaque entreprise définit ce qui est permis : contact avec le client par le canal prévu, lieu sûr, voisin, point de retrait ou retour au dépôt. Ces règles protègent le client comme le livreur. Déposer un colis à un endroit non prévu peut faire gagner du temps sur le moment, mais en fait souvent perdre beaucoup plus ensuite.
Décider vite et noter précisément
Une fois les tentatives prévues effectuées, inutile de prolonger l’attente : enregistrez le motif dans votre outil professionnel et passez à l’arrêt suivant. Un motif précis aide aussi la tentative suivante, que vous la fassiez vous-même ou qu’un collègue s’en charge.
« Accès fermé, bâtiment C, personne à l’interphone. »
6. Réduire les petites pertes de temps répétitives
Certaines pertes de temps sont si courtes qu’on ne les remarque plus. Elles se répètent pourtant à chaque arrêt, et quelques habitudes suffisent souvent à les corriger.
- Un téléphone ou un terminal bien fixé, et une batterie d’appoint pour la fin de journée.
- Les clés, badges et documents toujours rangés au même endroit.
- Tous les colis d’un même immeuble pris en une fois, dans la limite de ce que vous pouvez porter en sécurité.
- L’arrêt suivant consulté avant de repartir, jamais en conduisant : manipuler son téléphone au volant est dangereux et interdit.
La fatigue est aussi une source d’erreurs : mauvais colis, mauvaise porte, scan oublié. Les pauses ne sont pas du temps perdu ; elles évitent souvent d’en perdre plus tard.
7. Tirer parti de l’expérience des autres livreurs
Les livreurs qui connaissent un secteur depuis longtemps savent des choses qu’aucune carte n’indique : la porte qui ne ferme pas, le bâtiment dont l’entrée est derrière, la rue à éviter le jour du marché. Au dépôt, échanger avec eux sur les adresses difficiles reste l’un des meilleurs moyens d’apprendre un nouveau secteur.
Cette connaissance a pourtant une limite : elle reste dans la tête de ceux qui la possèdent. Quand un collègue change de secteur ou d’entreprise, elle part avec lui.
C’est l’idée d’une base collaborative comme SOS Livreur : chaque livreur peut partager ce qu’il a constaté sur place et confirmer les informations laissées par d’autres. La base se construit au fil des contributions. Une adresse peut donc ne contenir encore aucune information, mais chaque indication ajoutée peut servir aux suivants.
SOS Livreur, un outil indépendant pour les adresses difficiles
SOS Livreur est un service indépendant, sans lien avec Amazon ni avec aucun transporteur. Il ne remplace ni votre application de livraison ni les consignes de votre employeur : il les complète sur un point précis, l’accès aux adresses.
Vous encadrez une équipe de livreurs ? SOS Livreur propose aussi une offre pour les entreprises de livraison, pour donner accès au service à vos livreurs.
En résumé
Gagner du temps en tournée n’est pas une question de vitesse. C’est surtout une affaire de préparation, d’organisation et d’information : un véhicule bien chargé, un arrêt bien choisi, la bonne entrée repérée du premier coup. Aucun de ces conseils ne demande de prendre un risque ou de contourner une règle. Ils demandent seulement d’anticiper un peu, et de profiter de ce que d’autres livreurs ont déjà appris sur le terrain.